Filip FORGEAU

 

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6 octobre 2017

http://www.encres-vagabondes.com/magazine3/forgeau5.htmC

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 17 septembre 2017

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Le Télégramme _ Publié le 04 septembre 2017 – Éliane Faucon-Dumon

 

 

Auteur de fiction, metteur en scène, créateur, avec Soizic Gourvil, du Théâtre du désordre, Filip Forgeau présente, en ces temps de rentrée littéraire, deux livres bien différents : « Rosa liberté » (éd. Les Cygnes) et « Journal du pays où je ne suis pas né » (Incipit en W), sont deux récits-portraits. Le premier évoque l’engagement, la vie de Rosa Luxembourg, le second permet à son auteur de se poser une question : Qu’aurait été ma vie si j’étais né ailleurs ? « J’aurai dû naître à Madagascar, raconte Filip Forgeau. La maladie de mon père a coupé court à ce projet. J’ai beaucoup fantasmé sur ce fait. Pourtant, le hasard s’en est mêlé. L’une de mes amies quittait l’Institut français du Maroc pour rejoindre celui de Madagascar. Je lui ai parlé de mon histoire. Elle m’a invité à Tananarive où j’ai présidé un festival de cinéma et bénéficié d’une résidence d’écriture d’un mois et demi. J’ai beaucoup sillonné le pays, j’ai vu sa misère, j’ai compris la force extrême des Malgaches. Mon texte est né de ces paysages, de ces visages, de cette émotion ressentie au jour le jour. J’ai eu l’impression de vivre une nouvelle naissance ».

Rosa La Rouge

Depuis plusieurs années, Filip Forgeau s’inspire de la vie de ces femmes qui ont partagé la vie d’hommes célèbres. Ainsi sont nées des pièces consacrées à Adèle, Léopoldine Hugo, Milena Jesenka qui échangea avec Kafka une correspondance passionnée, Marie Curie… En cette rentrée, Filip Forgeau s’est intéressé au sort de Rosa Luxembourg. Tous ces textes sont portés à la scène par leur auteur. Ainsi, le 18 février, à l’Archipel, le public pourra découvrir « La Chambre de Marie Curie », une pièce interprétée par la Compagnie du désordre. « Je me suis longtemps demandé comment on pouvait mettre en lumière ces femmes, souvent restées dans l’antichambre de l’histoire. À travers elles j’ai pu  » rééclairer  » les combats de leurs compagnons. Ainsi, Milena permet un autre regard sur Kafka, Anaïs Ninn sur Henry Miller. Adèle ou Léopoldine sur le grand Hugo. J’écrirai certainement d’autres portraits peut-être masculins d’ailleurs ». À travers tous ces textes, Filip Forgeau plaide pour le théâtre, la lecture « qui forment l’individu et lui permettent de vivre autrement ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/filip-forgeau-ces-femmes-qui-eclairent-la-vie-des-hommes-04-09-2017-11650077.php

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